Extrait biographique du Dr Etienne Tshisekedi wa Mulumba

Expérience dans la gestion de la res publica entre 1958 et 1959, alors âgé de 26 ans et encore étudiant en droit, Etienne Tshisekedi avait été promu conseiller au mouvement national congolais « M.N.C », d’Emery-Patrice LUMUMBA. De septembre 1960 à février 1961, il a été nommé commissaire général adjoint (vice-ministre) à la justice au Collège des Commissaires Généraux après la crise Kasavubu-Lumumba. De 1961 à 1965 : Recteur de l’Ecole Nationale de Droit et d’Administration « ENDA » et en 1964, il était commissaire aux comptes à la banque nationale du Congo. De 1965 à 1968 : élu député national (PANACO/CONACO) dans la circonscription électorale de KABINDA au Kasaï-Oriental, puis Ministre de l’intérieur. De mai 1968 à février 1969 : ministre de la justice. De février à septembre 1969 : Ministre d’Etat en charge du plan, de la recherche scientifique et aménagement du territoire. De septembre 1969 à février 1971 : ambassadeur de la RDC au Maroc. De 1971 à 1974 : réélu député national dans la circonscription électorale de kabinda, puis élu 2 ème et après 1er vice-président de l’assemblée nationale du zaïre (RDC) et enfin membre du conseil ’administration de l’université nationale du zaïre (UNAZA). De septembre 1977 à décembre 1980 : réélu député national et nommé président du conseil d’administration de la compagnie AIR-ZAIRE. De 1965 à 1980 : élu, puis plusieurs fois réélu président de la section zaïroise de l’association internationale des parlementaires de langue française « A.I.P.L.F ». a ce titre, il avait participé à plusieurs conférences internationales et effectué plusieurs voyages à travers le monde (Europe, usa, canada, japon, Corée. Chine, autres pays africaines, etc.).

SON COMBAT POUR LA DÉMOCRATIE ET LE PROGRÈS SOCIAL

 

En 1972, MOBUTU institua le MPR (Mouvement Populaire de la Révolution) Parti Etat, supprimant ainsi tous les autres Partis Politiques et imposant ainsi une dictature sans précèdent du sommet de l’Etat à la base.

En Juillet 1979, Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA est cosignataire de la lettre adressée au Président MOBUTU, dénonçant les violations des Droits de l’homme à l’occasion des « MASSACRES DE KATEKELAY » au Kasaï-Oriental.

Et en décembre 1980, lui et 12 autres de ses collègues Commissaires du Peuple/Députés adressent une « lettre ouverte au Président de la République», lettre des 13 Parlementaires et pour laquelle tous les signataires seront arrêtés, déchus de leurs mandats parlementaires et de tous les droits civiques et politiques pendant 5 ans, puis jetés en prison avant de bénéficier de la grâce présidentielle en 1982.

 

Le 15 février 1982 : Etienne Tshisekedi et ses compagnons de lutte créent le Parti politique UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) ;

En 1983 : Ils ont été libérés et Etienne a été relégué en novembre de la même année dans son village d’origine (MUPOMPA) avec son épouse (Maman Marthe KASALU) et tous ses enfants. Ainsi s’accentua la période de calvaire du Sphinx de Limeté, Dr Etienne Tshisekedi, plusieurs fois arrêté, relégué, torturé, assignation à résidence surveillée et autres formes de privation des libertés, mais il n’a cessé, sans compromission aucune, de défendre ses idéaux et valeurs de paix, liberté, démocratie, respect droits humains, etc, dans la non-violence.

1ER MINISTRE ET CANDIDAT PRÉSIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le 24 avril 1990 : il recouvra sa liberté.

Du 18/11/1990 au 24/02/1991 : nouvelle tournée d’information politique aux USA, au canada et en Europe occidentale.

Le 24/03/1991 : retour à Kinshasa de l’Opposant historique et un accueil chaleureux par près de 2 millions de compatriotes en liesse.

Le 22/07/1991 : nomination du Dr Etienne Tshisekedi, sans être consulté par M. Mobutu, en qualité de premier ministre. Il déclina cette nomination à la grande satisfaction du peuple.

Le 30/09/1991 : désigné Premier Ministre par consensus unanime des représentants de la classe politique réunis au palais de marbre (résidence de M. Mobutu, lequel présidait cette réunion). Mais le gouvernement d’union nationale et de salut public qu’il venait ainsi de constituer a été empêché de fonctionner normalement par M. Mobutu dès la première semaine de ses activités.
En 1994 : présenté officiellement et régulièrement en qualité de premier ministre, conformément aux dispositions de l’acte constitutionnel de la transition (art. 78) par la famille politique à laquelle n’appartenait pas le chef de l’état Mobutu c’est-à-dire par l’union sacrée de l’opposition radicale et alliés.
Le 03/04/1997 : sa réhabilitation en qualité de premier ministre par le parlement de transition (HCR – PT) : M. Mobutu souscrit formellement à cette réhabilitation, contraint par la tournure politique des évènements. En effet, la rébellion armée, soutenue par le peuple, accumulait succès et victoires sur les forces mobutistes.

Le 06/04/1997 : Etienne Tshisekedi réhabilitait toutes les institutions politiques issues de la conférence nationale souveraine à savoir : le président de la République, le haut-conseil de la République, le gouvernement de salut public et les cours et tribunaux.

Le 09/04/1997 : M. Mobutu utilise ses forces armées pour l’empêcher de rejoindre son bureau de travail (à la primature) et de travailler.
Le 16/05/1997 : « le dictateur Mobutu utilise comme je lui avais prédit quelques années plutôt, prit la fuite vers un exil sans retour », dixit E. Tshisekedi.

DIALOGUE ET HERITAGE POLITIQUE

En effet, avant d’amorcer le dialogue avec le camp de Joseph Kabila et alliés, Etienne Tshisekedi avait d’abord entrepris de fédérer autour de lui différentes forces sociales et politiques acquises au changement. Ainsi, du 08 au 09 juin 2016 à Genval en Belgique, a vu le jour le Rassemblement, une mégastructure réunissant différents acteurs acquis au changement en République Démocratique du Congo.
Lancés le 08 décembre 2016, les travaux de ce dialogue sous médiation de la CENCO (Conférence Episcopale Nationale du Congo) ont débouchés le 31 décembre de la même année sur la signature d’un Accord politique consacrant la tenue des élections libres, démocratiques et transparentes, lesquelles ont été remportées le 30 décembre 2018 par Félix Tshisekedi qui avait dirigé la délégation du Rassemblement des forces de l’opposition à ce dialogue, car Etienne Tshisekedi étant aux soins à Bruxelles où il a été évacué de suite d’un malaise en Décembre 2016.
Le 1 er Février 2017, Etienne Tshisekedi décède de suite d’une ambolie pulmonaire. Le 30 mars 2018, Félix Tshisekedi, fils biologique et idéologique d’Etienne Tshisekedi est élu Président de l’UDPS à la succession de son père et investit Candidat du parti à l’éléction présidentielle du 30 décembre de la même année comme convenu dans les Accords de la Saint Sylvestre. Election que Félix Tshisekedi va gagner haut la main et prêtera serment comme Président de la République démocratique du Congo le 24 Janvier 2019.
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Dr Etienne Tshisekedi est certes mort, mais de part son valeureux combat pour la démocratie, la paix, la non-violence, le dialogue, l’Etat de droit, la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et toute autre forme d’anti-valeur,… le Sphinx de Limeté ou Leader maximo, comme l’appelaient affectueusement ses milliers de partisans, restera une source d’inspiration et de motivation positive pour des générations. La meilleure manière de lui rendre hommage est de l’immortaliser en poursuivant son combat pour la construction d’une société juste et pour l’épanouissement de tous les êtres humains (hommes et femmes), dans la dignité et le respect de leurs droits fondamentaux. Et tel est le but de la création de la FONDATION ETIENNE TSHISEKEDI.

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